Juin 252020
 

Un livre, un roman policier, qui fait quelques références à la Bête.

L’auteur sera présent à la librairie Chaptal à Mende, le 4 juillet pour une dédicace.

Résumé : Jake, journaliste et romancier, s’installe dans un petit village cévenol, non loin de Florac, pour quelques semaines de vacances. Mais à peine a-t-il posé ses valises, que des meurtres abominables et visiblement préparés minutieusement sèment l’horreur et l’effroi dans la vallée. Des corps atrocement mutilés sont découverts, des phénomènes étranges se succèdent et dans tous les esprits, la Bête du Gévaudan est de retour pour se venger de ces terres maudites… Une enquête difficile menée au milieu de paysages grandioses, riches d’histoire et de traditions ancestrales que l’auteur partage avec passion

L’effroi du Gévaudan

L’effroi du Gévaudan

Mar 272015
 

Logo livreJusqu’ici plutôt habitué au polar façon 19e siècle, le dessinateur belge Hamo (« Noirhomme » pour Casterman, « Special Branch » chez Glénat) change d’époque pour se lancer sur les traces de l’effrayante et bien réelle Bête du Gévaudan, qui terrorisa les campagnes de la Lozère d’antan, de juin 1764 à juin 1767.

Le scénariste Aurélien Ducoudray (« The Grocery » pour Ankama, « Amère Russie » chez Bamboo) a concocté pour ce premier tome du diptyque « La Malbête » l’alliance inattendue de deux hommes contre cette menace indicible : en 1765, Antoine de Beauterne, porte-arquebuse de Louis XV, découvre un pays confronté à toutes les horreurs. Barthélemy, un adolescent habile à la fronde, accepte cependant de devenir son palefrenier, malgré l’exécution par ordre royal de son père protestant…

La Malebête - Tome 1

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En couverture, les lecteurs découvrent tout d’abord un titre simple renvoyant explicitement aux atmosphères fantastiques : la typographie (similaire au lettrage gothique) classera ainsi d’emblée le récit dans le genre du roman gothique (né en Angleterre avec « Le Château d’Otrante » d’Horace Walpole… en 1764), lui-même précurseur du roman noir et des diverses histoires criminelles auxquelles l’affaire de la Bête du Gévaudan finira par être apparentée. « La Malbête », digne de ces mystères du passé, suggère à la fois le monstre imaginaire mis en scène dans les récits merveilleux et médiévaux, et la bête cruelle que la faim ou la rage fera sortir des bois, la poussant à dévorer tout ce qu’elle rencontre. En témoigne également l’adjectif de l’ancien français malebeste, venant désigner celui ou celle dont on doit se méfier, ou redouter les diableries.

 

Perçu en plongée, le dénommé Antoine de Beauterne avance sur sa mule, accompagné de son jeune aide (Barthélémy), ce dernier étant pieds nus et tenant un long bâton. Beauterne, bien que plus âgé et plus expérimenté, n’est visiblement pas plus rassuré que l’adolescent (supposé novice) qui est à ses côtés. Le long fusil (encore emmailloté à l’arrière du cheval) sera-t-il de fait utile contre la gigantesque gueule noirâtre apparaissant à l’arrière-plan ? Car, ombre parmi les ombres de cette forêt morte et décharnée, maléfice hantant l’antichambre des Enfers, créature digne des dragons, cerbères et autres loups des récits de la peur, la Bête est partout et invisible à la fois. Quelque part – prête à tuer – «en Gévaudan», comme le suppose le titre de ce premier album…

La Malebête - Tome 1

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Nov 282014
 

Logo livreNotre cher ami Phil, webmaster du site « dans l’ombre de la Bête » se lance dans la BD !!
Enfin.. pas tout seul non plus.
Avec son copain Mister K. ils nous offrent une BD sur … la Bête du Gévaudan !
C’est le premier tome des Chroniques Anachroniques, série qui vous fera voyager vers des sites mythiques, au moment où quelque chose c’est passé sur ces lieux.

 

Les chroniques anachroniques Tome 1 : Gévaudan

10 albums que l’on peut lire indépendamment mais qu’il sera évidemment plus savoureux de suivre dans l’ordre.
L’incroyable odyssée de ces 3 personnages face à leur destinée; une destinée qui a déjà eu lieu depuis l’aube de l’humanité.

Je n’en dirai pas plus…. A vous, cher lecteur de faire la partie la plus agréable des ses voyages, les découvrir…

Ce premier tome peut être commandé sur le site ouvert pour l’occasion :

www.chroniques-anachroniques.fr

Les chroniques anachroniques

Oct 182014
 

Logo livreLe sénateur Gérard Roche, ex-président du Conseil général de Haute-Loire, amoureux de la Margeride, comme il aime le rappeler, vient d’écrire un livre sur la mystérieuse et intrigante Bête du Gévaudan, qu’il a présenté ce vendredi 17 octobre au Club de la presse de Haute-Loire. Intitulée “Gévaudan, le roman de la Bête”, cette œuvre invite à replonger dans cette histoire trouble du Sud du Massif Central…

Quatre ans… Quatre ans ont été nécessaires au sénateur Gérard Roche pour venir à bout de son roman “Gévaudan, le roman de la Bête”. Jonglant entre ses responsabilités au Parlement et au Conseil général de Haute-Loire, l’ex-médecin livre ici « un roman au service de l’histoire » de la Margeride « que j’aime beaucoup, car c’est une terre un peu ésotérique », sourit-il. « Jusqu’à présent, il n’y avait pas de livre sur ce thème pour la culture populaire. Seul un texte avait été écrit, il y a fort longtemps, mais c’était un peu décousu », juge-t-il. C’est donc en prenant soin « d’éviter de faire une liste des attaques, ressemblant en une liste nécrologique » que Gérard Roche a écrit ce livre : « Je me suis mis à la place des gens de l’époque qui avaient une histoire dure. Je ne voulais pas tomber dans l’énumération », mais au contraire « décrire la vie d’un village d’autrefois ».

Le réel se mêle à l’imaginaire

Créant de toute pièce une famille au cœur du Gévaudan, le sénateur a laissé sa plume voguer sur le papier pour faire naître des personnages côtoyant les “vraies victimes” de la Bête, ou encore « le maître verrier qui a réellement existé ». Ainsi, chaque attaque de la Bête est précédée de l’histoire de la victime « afin d’avoir une idée globale de la situation de l’époque ». Au fil des pages, Gérard Roche insiste également sur l’importance de la religion, entre catholicisme et protestantisme…

Des hypothèses sur la Bête

Mais comment se finit donc cette œuvre ? La Bête a-t-elle vraiment existé ? Qui était-elle ? « Je me suis trouvé en face de trois hypothèses », indique-t-il. « Soit la Bête est née d’une psychose collective après un rude hiver ; soit il s’agissait de loups qui ont dévoré des corps laissés sur place après la guerre de 7 ans ; soit il s’agissait d’un hybride résultat d’une expérience ». Quelle est donc l’hypothèse retenue par le sénateur ? Pour le découvrir, il faudra parcourir les 512 pages qui composent le Roman de la Bête…

INFOS. La Bête du Gévaudan a fait au total 151 victimes : 71 en Lozère, 58 en Haute-Loire, 18 dans le Cantal, 3 en Aveyron et 1 (la première) en Ardèche.

PRATIQUE. “Gévaudan, le Roman de la Bête”, éditions De Borée, 21,90 euros. Disponible depuis vendredi 17 octobre. 3 000 exemplaires sont pour le moment édités.

gerard_rocheSource : mon43.fr

Mar 292014
 

Logo livre

– Un mythe connu partout en France, et même au-delà de nos frontières, enfin mis à la portée des enfants grâce à un texte clair et plein de suspense
– Un auteur spécialiste du sujet, qui anime la Maison de la Bête du Gévaudan et des conférences tout au long de l’année, notamment dans des écoles primaires et des collèges
– Des illustrations entre mythe et réalité, représentatives des fantasmes que la Bête suscite depuis des génération
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Si la Bête du Gévaudan ne fait plus couler de sang, elle n’a pas fini de faire couler de l’encre car son mystère reste entier… Mais pour la première fois, un ouvrage documentaire destiné aux enfants lui est consacré. S’appuyant sur des archives historiques véridiques, Bernard Soulier a rédigé le mémoire disparu de Jacques Portefaix, un jeune garçon qui l’a combattu en 1767. L’ouvrage est ponctué d’illustrations représentatives de la manière dont les gens s’imaginaient la Bête à l’époque. Le livre indispensable pour comprendre la légende de la Bête du Gévaudan, qui se lit comme un roman à suspense !

L’auteur : Historien amateur, Bernard Soulier travaille depuis trente-cinq ans à éclaircir un des plus grands mystères de l’Histoire de France : la bête du Gévaudan. Comme tout passionné, il estime que le sujet est loin d’être clos et il a souhaité l’expliquer aujourd’hui aux plus jeunes d’entre nous. Il est allé dénicher la vérité historique dans des documents d’époque, retrouvant ainsi des témoignages inattendus qui relancent le débat. Il vit en Haute-Loire et anime la Maison de la Bête du Gévaudan.
L’illustrateur : Tony Rochon (obstiné comme tout bon Auvergnat qui se respecte) dessine, dessine et dessine encore. Et il a dessiné partout : pour des dessins animés, pour des jeux de société, pour des puzzles. Mais ce qu’il préfère, c’est dessiner pour des livres pour enfants… Ses personnages tout en rondeur, sa palette tout en couleurs, son trait tout en douceur créent un univers drôle et câlin dans lesquels les enfants se reconnaissent et aiment à s’abandonner au fil de la lecture.

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Pour commander :

Sur le site des éditions TLP

Ou en utilisant ce bon de commande : (Cliquez sur le logo Adobe)

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Jan 282014
 

Logo livreUne grande auteure revient sur le mythe de la Bête….

Le Gévaudan, au coeur de la Lozère, pays isolé aux interminables hivers et aux landes battues par les vents, est hanté par les loups, les superstitions et la peur du diable. Or le diable surgit en un monstre terrifiant. Une bête inconnue et sanguinaire qui attaque femmes et enfants et ignore les troupeaux. Une bête qui est partout et nulle part, qui tue puis se volatilise. Traquée par les dragons et les louvetiers de Louis XV, elle semble invulnérable. Est-elle un homme devenu animal ou un animal à l’intelligence humaine ? A Versailles, la colère monte et le roi envoie Antoine de Beauterne, le grand louvetier du royaume. Mais la bête semble se jouer des chasseurs comme des battues. Obéirait-elle à un maître ou aux forces des ténèbres ?

Note de l’éditeur : À la frontière du mythe et de l’Histoire, Catherine Hermary-Vieille revisite la légende de la Bête du Gévaudan en explorant notre part secrète de violence et de bestialité. Un roman fascinant qui sonde les plus obscures pulsions humaines.

L’auteure : Depuis son Prix Femina en 1981, pour Le Grand Vizir de la nuit, Catherine Hermary-Vieille fait alterner biographies et romans avec le même succès. Parmi les plus connus, La Marquise des ombres, L’Infidèle (Grand Prix RTL), Un amour fou (Prix des Maisons de la Presse), La Bourbonnaise, et plus récemment Les Années Trianon, Merveilleuses et Le siècle de Dieu…

La Bête

Jan 112014
 

Logo livre« Les mystères d’Auvergne », trente récits des vierges noires à la bête du Gévaudan

Les éditions de Borée publient « Les mystères d’Auvergne » sous la quadruple signature de Roger Briand, Daniel Brugès, Robert de Rosa et Jean Débordes. Ils ont réuni des récits mythiques de l’Auvergne, comme ceux des Vierges noires ou de la bête du Gévaudan. Le livre de 440 pages compte une trentaine de récits. certains mystères ont été résolus, d’autres restent inexpliqués.

C’est une région riche en mystères, en légendes, en apparitions inexpliquées et animaux mythiques. De Cantal en Puy-de-Dôme, de Haute-Loire en Allier les quatre auteurs de ce livre ont récolté ces histoires dont il existe toujours de multiples versions.

Il y a bien sûr ce qui saute à l’esprit : les vierges noires, la bête du Gévaudan. Mais derrière ces mythes très connus, d’autres récits surprendront: celui de la chasse volante par exemple.
Et savez-vous qui étaient la Baragnaude, le Rapatou ou le devin Jean de Roquetaillade ? Tout est dans le livre, qui donnera envie d’aller ou de retourner en Auvergne pour découvrir ou redécouvrir les formidables paysages qui font le décor de ces voyages fantastiques dans un passé parfois très lointain.

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« Les mystères d’Auvergne »
de Roger Briand, Daniel Brugès, Robert de Rosa et Jean Débordes
Editions de Borée
440 pages – 28 euros

Source : France Infos

Déc 192013
 

Logo livreEcrit en collaboration par Philippe Eymard et Dominique Bernard, tout deux descendant de la famille Eymard du lieu-dit Boissières, de la commune de Sainte Mare des Chazes.

Leur ancêtre commun fut Jacques Eymard né le 8 mai 1756 à Boissières. Il était marchand cultivateur et épousa le 20 novembre 1790 à Saugues, Marie-Anne Meyronneinc, fille de Claudette Nauton et de Jean-Claude Meyronneinc. Jean-Claude était le cousin germain du petit Joseph Meyronneinc qui sera dévoré par la Bête à Servières.

Tout jeunes, les auteurs avaient entendu parler de cette Bête féroce. Grace à cette tradition orale, ils ont pu donner une autre vision des évènements qui se produisirent dans le Gévaudan, mais aussi sur le secteur des Chazes où la famille Eymard est encore présente, et dont les descendants s’installèrent à Pommiers, lieu où fut tuée la première Bête par François Antoine, porte-arquebuse du roi Louis XV.
Ils laissent au lecteur le soin de se faire son idée sur la question de ce que fut la Bête du Gévaudan.

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Déc 112013
 

Logo livreLe XX siècle en Lozère représente, pour le curieux que je suis, une mine de renseignements, d’anecdotes et surtout de documents photographiques. Il suffit de chercher, de « gratter » un peu et surtout de faire parler les images… Voilà un livre qui touche notre cœur ; il est le fruit de longues recherches afin de restituer, au fil de chroniques, la réalité d’une époque qui vit naître nos grands-parents. Cet ouvrage est captivant et non passéiste : il reflète le début de l’ère moderne, et mon attachement à une région magnifique.

Passionné par son département, nourri par les récits de ses grands-parents, Jean-Marie Gazagne a entrepris un véritable travail d’ethnologie. En rassemblant dans cet ouvrage plus de 300 chroniques illustrées parues dans La Lozère nouvelle et plébiscitées par les lecteurs, il trace un portrait unique et surprenant de sa terre natale. Il soulève ainsi tous les coins du voile, déjoue les pièges du temps passé et remet au jour anecdotes, portraits, activités disparues, histoires personnelles et touchantes. Le tout est illustré de photos, cartes postales et documents d’époque. Par l’histoire, par le coeur, par le souvenir, il fait renaître la Lozère de son grand-père.

Vous le trouverez sans problème sur le site de Amazon (32€ environ)

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

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Nov 072013
 

Logo livreL’Association des amis de la Tour, fidèle à sa tradition de sauvegarde et diffusion du patrimoine sauguain, prépare pour les fêtes de fin d’année, un ouvrage et quel ouvrage, « La Bête du Gévaudan dans tous ses états », par Jean Richard et Lucien Gires.

Jean Richard est le spécialiste incontesté de la Bête que tous les auteurs d’ouvrages sur la bête ont considéré essentiel de rencontrer, tant sa maîtrise du sujet fait l’unanimité. C’est peu de dire qu’en quelques pages, il fait le tour de la question, thèse, antithèse, synthèse, sans pour autant clore le débat. Le souhaiterait-il que ce serait vain, tant la Bête suscite toujours des thèses… certaines, encore à venir, rattachées aux peurs et aux croyances d’une époque où le mystère tenait une grande part, d’autres plus ou moins fantaisistes, parfois.

En fait, les Sauguains ont compris depuis longtemps qu’ils avaient intérêt à entretenir et maintenir vivant le culte de la Bête. Ce n’est donc pas Jean et Lulu, eux qui l’ont ressuscité et lui ont consacré un musée, qui vont faire quoi que ce soit pour tarir la source.

Lucien Gires, Lulu… est son illustrateur le plus inspiré et le plus prolixe. D’un trait de crayon aussi ferme que vigoureux ou à la force du burin, il l’a déclinée sous toutes ses formes et nombre de lecteurs retrouveront avec plaisir des dessins qui ont accompagné leur enfance. Des affiches touristiques ou visions fantastiques (toujours le mythe et la légende) aux caricatures plus ou moins féroces, Lulu a interprété la Bête avec un rare talent et une totale liberté d’inspiration.

Il était donc plus que juste (et temps) qu’après avoir honoré Lulu, l’Association des amis de la Tour rende enfin hommage à son ami et historien préféré de la Bête et quelle façon plus heureuse de célébrer Jean, qu’en éditant, illustrée par Lulu, son histoire de sa bête qu’il a écrite voilà plus de 10 ans… et qu’il conservait pieusement, modestement dans ses cartons.

Cette histoire se présente sous la forme d’un ouvrage de 96 pages + 4, dans l’esprit et le format de celui consacré à Lulu. Il est illustré d’un très grand nombre de dessins, photos, vignettes… Marcel Astruc et Dimitri Laurent l’ont préfacé. Vendu 25 €, nul doute qu’il constituera un excellent cadeau de Noël. Il sera présenté aux médias et surtout disponible dans les premiers jours de décembre.

Le prix de souscription est de 20 € + 6 € de port (chèque à libeller au nom des Amis de la Tour).
À commander à Blandine Gires, route du Malzieu – 43170 – Saugues.

Jean Richard

Jean Richard

 

Source : mon43.fr

Sep 172013
 

Logo livreJean-Marc Moriceau est devenu un spécialiste incontournable de l’histoire du loup en France. Connu pour son sérieux et sa rigueur, cet historien, professeur à l’université de Caen publie un très bel ouvrage au titre évocateur : « Sur les pas du loup, tour de France historique et culturel du loup du Moyen Age à nos jours ».

Depuis des années, Jean-Marc Moriceau enquête dans toute la France sur les traces du loup, hier terrifiant, aujourd’hui protégé. Du moyen âge à la fin du XIXème siècle, le loup a été présent dans toutes les régions : les hommes et le bétail ont payé un lourd tribut à cette cohabitation. Aujourd’hui, le loup est revenu. Depuis les Alpes, il a recolonisé plus d’un quart des départements. Estimé à 250, le nombre de loups augmente. Où seront-ils demain ?

Le livre remarquablement illustré réunit 65 cartes des régions où le loup était présent, des centaines de documents d’archives, des témoignages saisissants et la liste de toutes les communes touchées par les attaques de loups et des 2200 familles victimes de 1580 à 1880 des agissements de cet animal.

Bien sûr, J-M Moriceau s’est intéressé à la Bête du Gévaudan et son diagnostic est dépourvu d’ambiguïté « sur l’identité de la Bête, » écrit-il, « le mystère n’est finalement pas si épais. Toutes les traces de pas observées aussi bien par Etienne Laffont que par les chasseurs d’Enneval, François Antoine et le comte de Tournon, renvoient à Canis Lupus (…)
S’appuyant sur un héritage populaire très riche et sur des témoignages locaux recueillis sur le terrain comme dans les archives oubliées, J-M Moriceau met en valeur ces lieux de mémoire qui marquent l’histoire des Français. Au-delà des questions passionnelles, l’ouvrage fruit d’un immense travaille de recherche, fait le bilan historique et culturel du loup en France.

L’idée d’un tandem de sadiques ne résiste pas à la concordance des faits, des témoignages, du contexte culturel. Les agissements concertés des Chastel et du comte de Morangiès n’ont toujours pas trouvé l’ombre d’une preuve. Les animaux exotiques font aussi couler beaucoup d’encre. A ce monstre protéiforme il fallait bien donner au lecteur de quoi satisfaire sa curiosité quitte à imaginer une hyène échappée de la ménagerie du roi de Sardaigne ! (…) Tous les pans d’un véritable château de cartes forgés sans regarder les sources, ni respecter le contexte historique s’effondre. »

J-M Moriceau s’interroge sur les évènements actuels, « A quelles conditions une cohabitation est-elle possible entre le loup et l’homme ? La conflictualité avec les éleveurs ne connait pas d’exception. Même au Portugal ou en Galice, même en Italie ou en Croatie, les réactions des bergers traduisent un antagonisme avéré.

Le loup n’ayant pas de frontière, c’est une vision internationale qu’il faut développer pour mettre en oeuvre une gestion raisonnée, aux imperfections inéducables, mais dont l’homme n’a pas à s’interdire l’expérience. »

Monsieur Moriceau, normalien, agrégé d’histoire, est professeur à l’université de Caen, membre de l’Institut universitaire de France et président de l’Association d’histoire des sociétés rurales. Il a notamment publié Histoire de méchant loup et L’homme contre le loup (Fayard), La bête du Gévaudan (Larousse) et avec Philippe Madeline, Les paysans 1870-1970 (Les Arènes).

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L’ouvrage de Jean-Marc Moriceau (352 pages en couleurs) est en vente en librairie au prix de 39€uros.
On peut s’adresser à l’éditeur Montbel Edition, 8 rue de Courcelles, 75000 paris.
www.montbel.com 

Ou sur le site Amazon, un peu moins cher.

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Mai 192013
 

Logo livre« Aubrac est décidément à la mode. On n’y vient de partout ; on n’y viendrait bien davantage si le logement n’y faisait défaut ».

Écrite il y a déjà un siècle (18 août 1901), cette phrase nous renvoie à notre propre époque. Aujourd’hui, l’Aubrac est à la mode. Resté à l’écart du progrès et si proche de la nature, le vaste plateau dénudé incarne le monde que nous avons perdu, monde ingénue et pudique, fier et discret, oublié des hommes. Ici l’on aime à chercher la sagesse, vaine quête de l’esprit humain luttant contre son propre et sombre destin.

L’image de l’Aubrac, celle qui est véhiculée par la carte postale, la peinture et la photographie surtout, est un reflet de ce mythe : paysages immenses et purs, horizons illimités, cieux immuables et changeants. L’homme est peu présent dans cette représentation, si ce n’est l’autochtone au regard ironique qui contemple un monde nouveau dont il ne fait pas partie. L’homme, c’est encore le buronnier (le dernier, bien sûr) qui a conservé le souvenir des gestes anciens.

L’image du photographe, il y a un siècle, c’est d’abord celle d’une société rurale pleine de vie. S’il fixe parfois sur la pellicule un paysage ou un buron, l’on sent que l’homme n’est pas absent du paysage, même si l’on ne peut l’apercevoir, et qui occupe une place importante. Ces vieilles cartes postales jaunies par le temps nous offrent un témoignage sur une époque qui fut probablement la plus riche de vie en Aubrac. Au-delà du regard du photographe, l’on peut aussi voir le regard des hommes de l’Aubrac sur leur propre pays.

Un merveilleux voyages au travers de cartes postales d’époque.

Titre :
Mémoire d’Aubrac (Deuxième édition 2002)

Auteurs :
Etienne Andrieu et Claude petit.

Environ 19€

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