Patrick Berthelot nous propose de revoir les différents acteurs au temps de la Bête du Gévaudan et de (re) découvrir leur vie, leur histoire, leur rôle, leur façon de se vêtir, et pour certains, de survivre en Gévaudan.
Que ce soit la petite paysanne du fond de la Lozère, ou le marquis, le comte, l’évêque, Patrick nous rappelle à l’ordre en remettant certaines pendules à l’heure.
L’audiovisuel et autres documentaires littéraires sur la Bête ont souvent été en port-à-faux concernant certains détails de la vie des personnes en ce temps là.
Patrick se charge de rétablir la réalité, bien souvent dénaturée par les besoins de sensationnels ou… d’ignorance.
Parfois caustique, parfois humoristique, mais toujours dans la recherche de vérité, il ne mâche pas ses mots, et la lecture du document agrémenté de nombreux dessins, est captivante 😉
Extraits :
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Le Prince Louis-François de Bourbon-Conti. L'absence de mention du Prince de Conti dans l'affaire de la Bête, en dehors de Pourcher qui y fait allusion à travers la réflexion de Étienne Lafont à propos de la rébellion des gens du Malzieu, est plus que suspecte. ON ne veut pas parler de ses pouvoirs en Gévaudan en tant que Duc de Mercœur, alors qu'au Malzieu cette réalité est clairement affichée sur les murs de la cité comme je l'avais démontré il y a un certain nombre d'année pour recadrer les propos délirants et incultes d'un personnage de l'équipe des gabalobestioloques. Soit il est ignorant de l'Histoire de sa région, soit il cachait volontairement cela pour que les passionnés de l’affaire ne l'apprennent pas. Il en était de même au niveau du lien entre l'Ordre de Malte, dont Conti était le Grand Maître pour la France (Grand Prieur), et Paulhac qui était toujours sous le contrôle de l'Ordre (donc de Conti) Comme Palhers et Gap-Francès au temps de la Bête comme le confirme au moins une archive relevée aux A-D de Mende et que j'ai diffusée à plusieurs reprises.
Ce qui est certain, c'est que Louis-François avait, comme François Antoine et Duhamel avant lui, un grand pouvoir d'action et des ordres adaptés pour s'en servir et obtenir des résultats. On ne peut qu'être amusé lorsqu'on entend un certain professeur de notoriété affirmer que l'affaire de la Bête ne comptait pas pour le roi Louis XV, qui avait d'autres affaires bien plus importantes à traiter, comme celle avec les jésuites ?
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Le Marquis François Hyacinthe de Las Cases, commandant de la milice d'Albi, seigneur justicier du Tarn, du Lavaur cathare, de Sorrèze et commandeur du Burzet, haut fief catholique du Vivarais alors propriété des Comtes de Peyre, de longue date et rattaché au diocèse de Mende. Il servait ainsi le Marquis de Peyre. Il devait quitter subitement la région au cours de l’été 1765. Ce sont les descendants de ce commandant de la milice d'Albi qui sont de nos jours et depuis le XIXe siècle les propriétaires du château de la Baume en Gévaudan…
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L'Abbesse de Lugeac qui n'était pas la mère abbesse de Sainte-Marie des Chazes, mais de l’Abbaye de Saint-Julien des Chazes sur l'autre rive de l'Allier. Celle de Sainte-Marie des Chazes n'existait plus à cette époque ou n'aurait jamais existé selon divers auteurs. La chapelle que l'on peut voir et qu'on nous montre bien souvent dans les documentaires pour illustrer ce lieu, aurait était construite bien plus tard. C'est loin de là, bien plus au nord, aux bois de Pommier (nom du seigneur du lieu ''de Pommier'') que François Antoine a vaincu son grand loup avec l'aide de son neveu Reinhard (francisé en Rainchard), un suisse allemand au service de Louis-Philippe le Gros, Duc d'Orléans.
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