La Bête du Gévaudan 2

« La Bête du Gévaudan 2 : de nouvelles évidences qui accusent. »

Sous ce titre, inséré dans une vue automnale du clocher de Venteuges, André Aubazac poursuit sa démonstration de 2009 d’une intervention exclusivement humaine dans le drame, à partir « d’évidences manifestes » .
En 2009, deux évidences principales avaient surgi de son premier ouvrage, qui a surpris plus d’un lecteur. La première fut la découverte d’un transit est-ouest à travers la Margeride, par des soldats récemment libérés de la guerre de sept ans, et des victimes qui ont jalonné leur itinéraire avant de disparaître avec eux. La deuxième découverte avait été plus surprenante avec la démonstration d’une parenté Chastel chez toutes les victimes du deuxième épisode du drame. « Une longue enquête sur toute la Margeride a fini par mettre au jour de nouvelles évidences qui accusent l’homme », souligne l’auteur.
De l’analyse de rapports détaillés du syndic Lafont, il ressort que toutes les victimes identifiées autour de Langogne ont des liens avec les Chastel… et avec les Lafont.


«C’est tout simplement ahurissant, puisque, même la première victime officielle de Saint-Étienne-de-Lugdarès fait partie du lot. On constate que l’information a été mieux traitée lorsqu’il s’agissait de victimes dont le patronyme se rattachait aux Lafont. Mais ce n’est pas tout. L’accumulation de nouveaux indices, notamment à travers les données généalogiques autour des Chastel, des Pascal et des Lafont, a guidé l’enquête vers un témoin numéro un qui n’est plus le Jean Chastel jusqu’ici suspecté. Et de fil en aiguille, beaucoup d’énigmes s’ouvrent d’elles-mêmes.» Cet impressionnant voyage dans la Margeride du XVIII e siècle débouche sur un scénario qui renforce les évidences mises au jour en 2009, en mettant un sérieux bémol au nombre de victimes pouvant être imputées à des anciens soldats en transit, les crimes de ces derniers ayant seulement servi de modèle à des Chastel partis dans une folle vendetta. Mais tout a une fin. L’intervention capitale de Jean Chastel se situe tout juste un mois après la mort d’un de ses neveux, mutilé et assassiné à Châteauneuf-de-Randon, dans les bois des Combettes du Raton.
La légende de la Bête s’en trouve un peu écornée, mais demeure vivace. Elle mérite même d’être exploitée encore davantage, à l’instar du monstre du Loch Ness qui attire des curieux du monde entier. »
écrit André Aubazac.

Prix 23 €, en vente à Saugues, Saint-Alban-sur-Limagnole, Saint-Chély-d’Apcher, Marvejols, Mende, Florac ou Langogne.

Source : Midi Libre

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