Jean-Marc Moriceau, professeur d’histoire, participait hier au colloque sur la Bête du Gévaudan à Mende.
Pourquoi participez-vous à ce colloque à Mende ?
J’ai été invité à intervenir car la Société des lettres, sciences et arts de la Lozère voulait des spécialistes d’horizons différents, amateurs et professionnels, aux théories éloignées, qui puissent se confronter.
Vous avez travaillé sur l’histoire du loup en France et vous avez votre propre explication…
Il y a eu plusieurs Bêtes en France, bien qu’elles ne soient pas toutes aussi connues que celle du Gévaudan. Elle est plus récente que la Bête de Gâtinais ou d’Évreux mais ce n’est qu’une parmi d’autres.
Pourquoi alors a-t-on davantage parlé de la Bête du Gévaudan que des autres ?
À l’époque, c’était un objet de curiosité, d’intérêt. La presse s’est fait le relais de ses attaques et a amplifié leur côté fantastique. Cela a eu un grand retentissement. Il y a aussi un contexte de sortie de guerre. On trouvait dans cette affaire un exutoire.
D’après vous, était-ce vraiment une Bête ?
Mes recherches m’ont mené à la conclusion qu’il y a eu trois ou quatre loups anthropophages et isolés, qui ont attaqué à la même période. Il arrivait aux loups de confondre les bergers avec le bétail qu’ils gardaient. Cela n’a rien d’exceptionnel. La fréquence des attaques si. On l’a appelée “Bête” car les populations ne pouvaient pas concevoir qu’un animal aussi sauvage ne soit qu’un loup.
Comment expliquer que l’on continue de l’étudier encore aujourd’hui ?
C’est un paradoxe : c’est la Bête qu’on connaît le mieux mais sur laquelle il y a le plus d’interprétations, de théories fantastiques ou même farfelues. Nous n’avons pas toutes les explications donc le mystère passionne. La Bête du Gévaudan intéressera toujours.
Source : Midi Libre




Une vingtaine de figurants et comédiens, habillés en costumes d’époque, attendent le début de la scène, en silence, sur les bancs de la chapelle Saint-Jean de Serverette. Les techniciens du son et le caméraman font leurs derniers réglages. Au loin, le ronronnement du groupe électrogène qui alimente les projecteurs et les moniteurs.

Un groupe de fouilleurs est à nouveau à l’œuvre sur les vestiges du château d’Apcher, sur la commune de Prunières. Comme chaque année, depuis l’an 2000, ils sont une douzaine à s’activer dans différentes parties du site : cour intérieure, salles diverses et abords.

Deux nouveaux panneaux positionnés de part et d’autre du village de Javols présentent la capitale antique du Gévaudan et la voie romaine qui relie Lyon à Bordeaux via Condate (Montauroux), Anderitum (Javols), Ad Silanum (lac de Souveyrols). Ils ont été inaugurés en présence d’Alain Astruc, conseiller général d’Aumont, de Christian Malavieille, maire de Javols, accompagné de son conseil municipal, et d’un grand nombre d’adhérents du Centre d’études et de recherches de Mende (Cer).





