Jean-Marc Moriceau : « Le mystère de la Bête passionne toujours »

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Jean-Marc Moriceau, professeur d’histoire, participait hier au colloque sur la Bête du Gévaudan à Mende.

Pourquoi participez-vous à ce colloque à Mende ?

J’ai été invité à intervenir car la Société des lettres, sciences et arts de la Lozère voulait des spécialistes d’horizons différents, amateurs et professionnels, aux théories éloignées, qui puissent se confronter.

Vous avez travaillé sur l’histoire du loup en France et vous avez votre propre explication…

Il y a eu plusieurs Bêtes en France, bien qu’elles ne soient pas toutes aussi connues que celle du Gévaudan. Elle est plus récente que la Bête de Gâtinais ou d’Évreux mais ce n’est qu’une parmi d’autres.

Pourquoi alors a-t-on davantage parlé de la Bête du Gévaudan que des autres ?

À l’époque, c’était un objet de curiosité, d’intérêt. La presse s’est fait le relais de ses attaques et a amplifié leur côté fantastique. Cela a eu un grand retentissement. Il y a aussi un contexte de sortie de guerre. On trouvait dans cette affaire un exutoire.

D’après vous, était-ce vraiment une Bête ?

Mes recherches m’ont mené à la conclusion qu’il y a eu trois ou quatre loups anthropophages et isolés, qui ont attaqué à la même période. Il arrivait aux loups de confondre les bergers avec le bétail qu’ils gardaient. Cela n’a rien d’exceptionnel. La fréquence des attaques si. On l’a appelée “Bête” car les populations ne pouvaient pas concevoir qu’un animal aussi sauvage ne soit qu’un loup.

Comment expliquer que l’on continue de l’étudier encore aujourd’hui ?

C’est un paradoxe : c’est la Bête qu’on connaît le mieux mais sur laquelle il y a le plus d’interprétations, de théories fantastiques ou même farfelues. Nous n’avons pas toutes les explications donc le mystère passionne. La Bête du Gévaudan intéressera toujours.

Source : Midi Libre

Ecran iPhone

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Je vous offre un petit fond d’écran pour votre iPhone, votre « précieux »  8-)
En espérant qu’il vous plaise, il est au bon format pour un iPhone 4 (640×960 et 300dpi) mais il peut être aussi utilisé sur un iPhone 3 sans problème.

Cliquez sur l’image pour la faire apparaitre à la bonne taille, puis faites un clic droit et « enregistrer l’image sous… »

Statue de la Bête du Gévaudan au dessus de la fontaine de Aumont-Aubrac

 

Brocante à Aumont-Aubrac

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Aumont-Aubrac

Une brocante aura lieu à Aumont-Aubrac le dimanche 21 août 2011.
Elle est organisée par le Comité des Fêtes Aumonais.
Renseignement et inscriptions :

Office du tourisme : 04 66 42 88 70
Christian Grolier : 06 86 52 57 47 ou 04 66 42 81 10

Colloque sur la Bête du Gévaudan à Mende

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Mardi 9 août 2011, à la salle Urbain V à Mende, organisé par la Société des lettres et arts de la Lozère, se tiendra un grand colloque sur la Bête du Gévaudan.

Cliquez sur l’image pour lire l’article par dans la Lozère Nouvelle du 5 août 2011.

Vous pouvez trouver ci dessous, le dossier de presse de l’évènement en format .pdf
Dossier de presse du colloque sur la Bête du Gévaudan à Mende en Août 2011

 

 

Dans les coulisses du tournage d’un film

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Une vingtaine de figurants et comédiens, habillés en costumes d’époque, attendent le début de la scène, en silence, sur les bancs de la chapelle Saint-Jean de Serverette. Les techniciens du son et le caméraman font leurs derniers réglages. Au loin, le ronronnement du groupe électrogène qui alimente les projecteurs et les moniteurs.

C’est dans cet édifice du XIIe siècle que Jean Soulet et l’association lozérienne Clapvidéo ont décidé de tourner une partie du moyen-métrage Un an à tuer, qui évoque l’histoire de la Bête du Gévaudan. Ce mercredi, il s’agissait de la scène du mandement de l’évêque aux villageois. « J’ai voulu aborder un sujet local, qui passionne mais aussi resituer les Lozériens dans leur histoire. La scène que nous tournons actuellement a bien eu lieu dans une église de Lozère. Mes personnages ont vécu les attaques de l’intérieur, c’est un point de vue différent », raconte Jean Soulet. (lire aussi ci-dessous) Nous sommes loin de l’industrie du cinéma. Petit budget, matériel de location, acteurs amateurs : la production est intimiste, presque familiale. Les comédiens viennent de troupes de théâtre de Marvejols, Saint-Chély-d’Apcher ou encore Mende. Pour trouver ses figurants, l’association a fait fonctionner le bouche-à-oreille.

À la pause, on s’active dans tous les sens. Il faut vérifier que la lumière est toujours bonne. Certains figurants demandent conseil sur leur performance. On rajuste les costumes ou les maquillages. Jean Soulet, à la barre des opérations, ne regrette pas de travailler avec des comédiens amateurs. « Nous racontons leur histoire, c’est donc intéressant de les faire participer. Cela apporte de la fraîcheur au film », confie-t-il.

Pour autant, tout cela n’empêche pas la qualité, ce qu’explique William Audebert, président de Clapvidéo. « Nous avons deux cadreurs et deux techniciens dont c’est le métier. À eux s’ajoutent des amateurs, qui sont là pour apprendre. Jean Soulet aussi est un professionnel.»

À l’origine de l’écriture du scénario, ce dernier a passé ces trente dernières années à se passionner pour la Bête. « J’ai tenté de donner une vérité, la plus proche de la réalité possible. C’est une opinion subjective », ajoute le réalisateur. Pour mettre en route le projet, il aura aussi fallu le soutien de tous les bénévoles de l’association.

Les portes de la chapelle se referment, il faut finir de tourner cette scène avant le soir. Silence et action !

Source : Midi Libre

Vous pouvez lire l’article paru dans la Lozère Nouvelle du 5 août 2011 (Cliquez sur l’image)

Campagne de fouilles au château d’Apcher

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Un groupe de fouilleurs est à nouveau à l’œuvre sur les vestiges du château d’Apcher, sur la commune de Prunières. Comme chaque année, depuis l’an 2000, ils sont une douzaine à s’activer dans différentes parties du site : cour intérieure, salles diverses et abords.

Les premiers jours de travail sont consacrés au désherbage et au nettoyage des dégradations causées par l’hiver, et quelques visiteurs intempestifs qui ne respectent pas les interdictions d’accès. Il y a encore bien des espaces à découvrir, notamment vers l’ouest où le mur d’enceinte reste à définir, ainsi qu’au nord, c’est-à-dire, à l’avant, et à l’est de la chapelle castrale. Là, les dégagements empiètent déjà sur le chemin qui a dû être détourné. Ils créeront ainsi une extension intéressante qui ne manquera pas d’interpeler les visiteurs assidus venant constater les évolutions du chantier.

Les travaux sont financés par les Amis du château d’Apcher, grâce aux aides des collectivités. La main-d’œuvre représente le poste de dépenses le plus important, car archéologues et fouilleurs sont rémunérés.

Les inconditionnels d’Apcher demandent régulièrement des précisions que l’on ne peut que donner oralement, par manque de panneaux explicatifs. Ainsi, tous les jeudis à 18 heures, une visite commentée est proposée. Les visiteurs avides d’explications reviennent donc pour connaître les détails des opérations, mais aussi l’histoire de la famille d’Apcher dans le contexte du Gévaudan médiéval.

 

Source : Midi Libre

Deux nouveaux panneaux signalétiques pour mettre en valeur le patrimoine de Javols

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Deux nouveaux panneaux positionnés de part et d’autre du village de Javols présentent la capitale antique du Gévaudan et la voie romaine qui relie Lyon à Bordeaux via Condate (Montauroux), Anderitum (Javols), Ad Silanum (lac de Souveyrols). Ils ont été inaugurés en présence d’Alain Astruc, conseiller général d’Aumont, de Christian Malavieille, maire de Javols, accompagné de son conseil municipal, et d’un grand nombre d’adhérents du Centre d’études et de recherches de Mende (Cer).

Parmi les différentes actions du Cer, cette opération s’inscrit pleinement dans l’objectif prioritaire qu’il s’est fixé : la mise en valeur du patrimoine culturel lozérien. Le Cer considère que « l’héritage légué par les générations qui nous ont précédés doit être préservé et transmis aux générations futures ». Ainsi, et à son initiative, le Cer considère que la voie romaine, qui relie Lyon à Bordeaux en traversant le département d’est en ouest, mérite d’être balisée sur l’ensemble de son itinéraire.

C’est ainsi qu’en 2009, un premier panneau a été implanté à la sortie ouest de Malbouzon en bordure de la route départementale. La pose de ces deux autres panneaux aux entrées de Javols poursuit cette action. Le Cer envisage, en fonction de ses moyens, de compléter et d’achever ce balisage.

Situé sur un axe très fréquenté par les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, ces panneaux informeront les passants sur la cité gallo-romaine d’Anderitum, cœur antique du Gévaudan, l’un des fleurons du patrimoine archéologique lozérien et sur cette fameuse voie romaine. Alain Astruc s’est dit « très favorable » à cette implantation de panneaux tout en précisant l’intérêt d’une telle démarche pour le département. Benjamin Bardy, président du Cer, a conclu l’inauguration en félicitant l’ensemble des acteurs qui ont œuvré pour mener à bien ce projet.

Le panneau présentant la voie romaine qui relie Lyon à Bordeaux.

Source : Midi Libre

Il invite les marcheurs sur les traces de la Bête

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La Bête du Gévaudan fascine toujours autant. Et depuis quelques mois, il est possible, grâce à la randonnée créée par Adrien Pouchalsac, de marcher dans ses pas. Cet artiste, passionné par la Bête, s’est lancé l’année dernière dans l’aventure pour imaginer cette balade. « J’ai voulu créer une randonnée pour compléter l’offre du Stevenson et du Compostelle. Les marcheurs de passage souhaitaient vraiment découvrir la Lozère. D’où l’idée d’un parcours qui reste dans le Gévaudan », explique-t-il.

C’est là que le vrai travail commence pour lui. Durant plusieurs jours, il élabore le tracé de sa randonnée pour finaliser sa carte. « J’ai récupéré les GR et PR moribonds du Tour de la Margeride pour les revitaliser. Il m’a fallu aussi trouver un parcours qui concordait avec l’activité de la Bête pour compléter la randonnée », remarque-t-il. Car tout au long du chemin, les promeneurs peuvent découvrir les lieux où la Bête a attaqué. Ils sont symbolisés sur la carte par une étoile rouge. Les principales sculptures sur la Bête, comme celle de la fontaine d’Aumont-Aubrac, sont également signalées.

Cette randonnée, longue de 281 kilomètres, qui s’effectue en 14 étapes, couvre trois départements : la Lozère, la Haute-Loire et l’Ardèche. L’itinéraire parcours débute au lac du Bouchet, au Puy-en-Velay, pour se terminer à Langogne. « Il permet de découvrir plusieurs types de paysages comme la Margeride, l’Aubrac, les hauts plateaux… », ajoute son créateur. Depuis qu’il a lancé sa carte l’été dernier, un millier d’exemplaires ont été vendus.

Un beau succès pour lui dont l’objectif est « de redynamiser l’économie locale autour de la randonnée ». Cette année, les premiers groupes se sont élancés en vélo et à pied sur le parcours. Des randonneurs à cheval sont également prévus. Adrien Pouchalsac, de son côté, a déjà de nouveaux projets. « Des variantes sont prévues pour arriver à 340 kilomètres au printemps prochain », espère-t-il. Et inscrire un peu plus sa randonnée dans le paysage lozérien.

 

J’ai contacté Monsieur Pouchalsac pour lui proposer de faire une page ici, avec explications et un lien vers son site, pour porter à la connaissance de ceux qui cherchent justement ce genre de parcours, qu’une carte existe, mais ce monsieur ne m’a jamais répondu :+(
Dommage

Voici quand même (je pense aux visiteurs du site) le lien vers le bon de commande de la carte : http://www.labestia.fr

La maison de la Bête du Gévaudan a rouvert ses portes

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Auvers, petit village de Haute-Loire est un lieu historique dans l’affaire de la Bête du Gévaudan, puisque c’est près de là, au lieu-dit la Sogne-d’Auvers, que le fameux animal a été abattu le 19 juin 1767. Une statue de bronze, œuvre de Philippe Kaeppelin, située sur la place du village rappelle le combat d’une jeune fille contre la bête. La Maison de la Bête située juste à côté de cette statue, accueille chaque été les visiteurs pour leur présenter une exposition sur cette fabuleuse histoire. Elle est ouverte tous les jours en juillet et en août de 14 h à 18 h et de 14 h à 19 h les week-ends. Prix d’entrée : 3€ adultes et 1€ enfants (gratuit pour les moins de 6 ans).

L’exposition 2011 a pour thème « les documents d’archives sur la Bête du Gévaudan ». On peut y voir des facs similés de lettres, d’actes de décès, de journaux d’époque et aussi quelques papiers originaux du XVIIIe siècle. Cette exposition est parfaitement complémentaire du musée fantastique de la Bête du Gévaudan de Saugues et permet aux visiteurs d’en savoir un peu plus sur ce qui demeure un des plus grands mystères de l’histoire de France.

Des découvertes à pied du pays de la Bête organisées par l’association d’Auvers, auront lieu également les : jeudi 21 juillet, vendredi 5 août, jeudi 11 août. Rendez-vous à 9 h à la Besseyre Saint-Mary au pied de la stèle de Jean Chastel.

Décès de Philippe Kaeppelin

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PHILIPPE KAEPPELIN, UN HOMME MAGNIFIQUE  (1918–2011)
Par Jérôme Trollet, Président des Amis d’Alexandre-Vialatte

Il est celui qui a créé la statue de la Bête du Gévaudan que l’on peut admirer à Auvers. (Lien vers les photos)

Philippe Kaeppelin ne s’est pas réveillé jeudi matin.
Retiré au Puy dans un hôtel du XVIIème siècle qu’il avait entièrement restauré, Philippe vivait depuis quelques années au pied de cette cathédrale dont il a été longtemps le conservateur et qui abrite sa fameuse vierge noire. C’est au Puy qu’il nait il y a 93 ans ; il fera ses études aux Beaux-Arts de Paris avant de rencontrer Henri Charlier qui lui enseignera la taille de la pierre dans l’église de La Bourboule et qui sera son maître en matière d’art sacré. Philippe se lie d’amitié avec Henri Pourrat, et rencontre Alexandre Vialatte en 1945 au Q.G du Général de Lattre de Tassigny à Constance. Après la guerre, Philippe Kaeppelin se marie et le couple s’installe à Vanves dans une maison où il disposera d’un grand atelier. Taillant et sculptant aussi bien la pierre que les métaux, il confectionne de nombreux autels, des Christs, des tabernacles, des croix. Il a signé des œuvres en Auvergne bien sûr (Notre-Dame du Port, Cathédrale de Clermont-Ferrand, le Puy, etc.) mais aussi dans de nombreuses régions de France, en Alsace, en Champagne (à Reims en particulier), en Limousin (Collégiale du Dorat) etc. Mais, sans oublier sa vocation pour l’art sacré, Philippe Kaeppelin est aussi peintre et graveur. En complicité avec Vialatte, il dessine et réalise un bestiaire, travaillant pour cela différents métaux. Ses animaux fantastiques – principalement des oiseaux extraordinaires – ont été exposés dans plusieurs grandes villes. Une prochaine exposition sera consacrée à son Bestiaire au Musée Labenche à Brive en Novembre et Décembre prochains.
Vialatte écrivait dans La Montagne : « Kaeppelin est un grand artiste. Il est du Puy. Il a des dents de loup. Il dit qu’il en a plus que les autres. Ce n’est pas vrai, mais il les a plus grandes. Parce qu’il vit de marbre et d’ébène ; il est sculpteur ; et il doit mordre ses statues comme ces artistes de Montparnasse qui découpent des rosaces, aux terrasses des cafés, dans un journal, en mangeant ce qui dépasse. Car il fait feu quand il attaque la pierre. Il travaille des mains, des pieds, et il arrache comme des biftecks, au moyen de ses dents luisantes, les morceaux les plus résistants. Ses cheveux sont noirs et hérissés, ses yeux flamboient, on dirait le loup du Gévaudan. Quand il passe sur le Breuil, il fait peur aux petites filles.

… L’osseux, le hérissé le passionnent, les moustaches en aigrette. Il réussit aussi très bien le monstre mou…

C’est un poète

Philippe Kaeppelin aura fasciné tous ceux qui l’auront connu par son élégance et la lumière et la joie qui brulaient dans ses yeux. Il vous prenait par la main pour vous accompagner dans toutes les facettes de son art ;
il vous présentait ses œuvres comme un père parle de ses enfants avec autant de tendresse que d’humour, avec joie et simplicité.
C’est un homme extraordinaire et un artiste magnifique qui vient de disparaître.