Août 052017
 

Tu avances tranquillement vers les hauteurs, il fait beau, tu es encore un enfant. La vie, même si elle est difficile en ton temps, ne t’empêche pas de pouvoir jouer…

Mais ce que tu ne sais pas encore, c’est que la Bête, la Bestia, est là, tapie dans les sous-bois.

Elle t’épie, te jauge, attendant patiemment que tu sois exactement où elle veux.
Et en un instant, dans un éclair fauve elle est sur toi, lourde et sauvage.

Elle te saisis au cou et referme puissamment ses mâchoires déjà sanguinolentes de ton sang chaud.

Surpris par cet assaut inconnu, tu es envahi d’une peur inimaginable et d’une douleur effroyable que tu ne comprends pas encore.

Mais quand ton esprit comprend enfin ton malheur, il est trop tard.

Lentement, tu glisses dans une paisible obscurité qui te délivre de ce mal.

La Bête te tire vers les sous-bois, mais tu n’en a plus conscience.

Tu es entré dans l’histoire pour l’éternité.

Août 212014
 

logo_filmComme promis, voici enfin la vidéo tournée avec Monsieur Alain Parbeau dans les bois de la Tennezeyre ce mois d’août.

Il s’agit d’une démonstration d’armes à silex comme au temps des battues contre la Bête du Gévaudan.

Merci encore à Alain pour sa patience, et sa grande connaissance des armes à feu d’époque.

 

Août 072014
 

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Voici une capture d’écran de la vidéo que nous avons fait hier avec Alain Parbeau.
Elle expliquera en détail, le tir de fusil au temps où la Bête errait dans le Gévaudan.

Alain Parbeau tirant au fusil.

Alain Parbeau tirant au fusil.

Juin 302014
 

logo_legendeIl y a 250 ans, Jeanne Boulet, fut la première personne tuée par cette Bête d’apocalypse que l’on nomma par la suite  « La Bête du Gévaudan ».

Elle ravagea le pays du Gévaudan en laissant derrière elle des dizaines de corps d’enfants, de femmes, déchiquetés.

D’innombrables familles furent touchés au sein même de leur foyer par ce monstre, noyant de peur et de superstitions ces paysans qui payèrent le prix fort.

Depuis elle continue de vivre sans faire de nouvelle victime, si ce n’est les « mordus » de cette énigme…

Un article dans le progrès du 29 juin :

2014-06-29_leprogres

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Déc 192013
 

Logo livreEcrit en collaboration par Philippe Eymard et Dominique Bernard, tout deux descendant de la famille Eymard du lieu-dit Boissières, de la commune de Sainte Mare des Chazes.

Leur ancêtre commun fut Jacques Eymard né le 8 mai 1756 à Boissières. Il était marchand cultivateur et épousa le 20 novembre 1790 à Saugues, Marie-Anne Meyronneinc, fille de Claudette Nauton et de Jean-Claude Meyronneinc. Jean-Claude était le cousin germain du petit Joseph Meyronneinc qui sera dévoré par la Bête à Servières.

Tout jeunes, les auteurs avaient entendu parler de cette Bête féroce. Grace à cette tradition orale, ils ont pu donner une autre vision des évènements qui se produisirent dans le Gévaudan, mais aussi sur le secteur des Chazes où la famille Eymard est encore présente, et dont les descendants s’installèrent à Pommiers, lieu où fut tuée la première Bête par François Antoine, porte-arquebuse du roi Louis XV.
Ils laissent au lecteur le soin de se faire son idée sur la question de ce que fut la Bête du Gévaudan.

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Déc 102013
 

logo_gevaudanLa page Facebook des Archives Nationales proposent quelques documents sur la Bête du Gévaudan.

Entre 1764 et 1767, dans la province du Gévaudan (actuelle Lozère), une bête mystérieuse sème la terreur.
Après 250 attaques perpétrée, d’après la rumeur, contre femmes et enfants, la sanglante saga cesse avec la fameuse chasse du 19 juin 1767 où Jean Chastel abat le monstre d’une balle bénite. La dépouille est transportée au château de Besques où le chirurgien Antoine Boulanger pratique l’autopsie. Le lendemain, maître Marin, notaire royal, établit le procès-verbal d’examen de l’animal, un des rares documents officiels décrivant son anatomie.
Découvrez le procès verbal d’examen du corps de la Bête du Gévaudan adressé à l’intendant du roi datant du 20 juin 1767 et le plan de chasse pour traquer la Bête du Gévaudan.

 

C’est par  là !!

 

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Oct 152013
 

logo_lozere« C’est aux premiers jours de l’année 1941 que ces deux jeunes filles institutrices tentèrent l’impossible pour accomplir leur devoir et le payèrent de leur vie : héroïnes d’un drame que nul Lozèrien n’a le droit d’oublier ou d’ignorer.

Le jeudi 2 janvier, les deux soeurs partent en pleine nuit à l’aube. Le temps semble meilleur. Les voyageuses arrivent à Mende, où elles apprennent que le service des cars est arrêté. Qu’à cela ne tienne. Marthe frète un taxi qui va les conduire à Montmirat.

Il est trois heures de l’après-midi lorsqu’elles atteignent Montmirat. La tempête recommence à sévir. Le bourg apparaît dans un tourbillon de neige. A l’auberge où elles s’arrêtent, on essaie de les dissuader de leur projet.

Marthe sourit. Que diraient les enfants si demain leur institutrice faisait l’école buissonnière ?

C’est alors que le dessin implacable fit se présenter M. Portalier, qui venait du Choizal et se rendait aux Badieux ; elles décidèrent de partir avec lui. Ils mettront trois heures à parvenir aux Badieux. M. Portalier, d’après le correspondant de « La Croix de la Lozère », les invita à chercher aux Badieux un gîte pour la nuit, car le jour déclinait.

A deux kilomètres de l’école, en terrain connu, elles préférèrent continuer. Elles ne devaient pas être très loin de la Vaissière lorsque survint la tourmente.
Ce terrible fléau des hivers lozériens s’abat à l’improviste. Il provoque la presque totale paralysie des sens et d’abord fait perdre le sens de l’orientation. Nos pères ont tenté d’en prévenir les effets en utilisant des moyens plus touchants qu’efficaces : on prolongeait longuement la volée qui suivait le tintement de l’angélus ; on construisait un clocher dans les hameaux pour faire entendre que le secours était là… alors que les victimes succombaient parfois à quelques pas de leur porte.
Comment la mort vint-elle frapper nos deux héroïques soeurettes ? Voulurent-elles s’arrêter un instant pour changer de bas, comme le rapporte le journal local ? Ou pour reprendre quelques forces ? seule l’éternité recouvre ce secret, comme celui de leurs dernières paroles et impose un infini respect.

La découverte 
C’est fini. Marthe et Pierrette ne donneront plus signe de vie. Le dimanche suivant, le 5 janvier 1941, soit trois jours après leur départ, il faudra que leur mère, affreusement inquiète, téléphone aux Bondons pour que l’on parte à leur recherche. Deux hommes des Bondons, parmi ceux qui les cherchaient, découvrirent les deux corps recroquevillés, se tenant par la main et recouverts de glace, au pied d’un arbre, dans un boqueteau de la colline de Colobrières. On ne les trouva que vers cinq heures de l’après-midi, à cinq cents mètres environ des Badieux, un peu écartées de leur chemin.
Le médecin diagnostiqua une congestion. Il est possible qu’elles aient pris pour la bonne route, parce qu’il y avait des vestiges de pas, un raccourci tracé par le facteur. D’autre part, le phénomène est bien connu : les personnes qui marchent dans la neige, la nuit tombée, tournent en rond. »

Le texte complet sur le site du village de Rocles

La pierre tombale dans le cimetière de Badaroux.

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Juil 232013
 

panneau_auversAuvers. Pour sa 13e édition, l’association Au pays de la Bête du Gévaudan a invité les plus terribles bêtes du pays dans son exposition estivale.
Un rendez-vous à ne pas manquer pour les férus de mystères !

La Margeride n’est plus le berceau de terribles récits sanglants commis par la terrible et célèbre Bête du Gévaudan. Mais l’animal hante tant les mémoires, malgré son âge avancé (250 ans l’an prochain), qu’aujourd’hui encore, ses « aventures » font le quotidien de bien des historiens qui essaient de percer le mystère qui l’enveloppe encore.

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Itinéraire meurtrier

L’association Au pays de la Bête du Gévaudan travaille, elle aussi, depuis de nombreuses années sur l’animal et ses méfaits à partir d’archives, registres et articles de journaux de l’époque.

Chaque année, l’association expose ses recherches dans la Maison de la Bête, à Auvers, aux frontières du département, là où l’histoire dit que le mystérieux animal fut tué par Jean Chastel, en juin 1767.

Cette exposition, complémentaire du Musée fantastique de la bête du Gévaudan à Saugues, retrace d’une part l’histoire de la Bête, d’après les témoignages, registres et autres écrits de l’époque. On peut y suivre son itinéraire meurtrier, à travers des cartes, des témoignages, ainsi que tout le travail d’historien que mènent passionnément les bénévoles de l’association.

D’autre part, les visiteurs découvrent le thème de cette treizième exposition intitulé « D’autres bêtes dévorantes en France entre le XIIe et le XXème siècle. »

Trente-deux cas sont répertoriés dans l’exposition avec articles et documents officiels à l’appui. Il en existe beaucoup d’autres, mais les informations les concernant sont moindres, et aucune n’a jamais pu rivaliser avec la Bête du Gévaudan, dont l’histoire fut contée bien au-delà des frontières du pays.

Passionnés, curieux et touristes croisent la route de bêtes cruelles, qui ont fait parfois bien plus de victimes que celle du Gévaudan, car les loups anthropophages n’étaient pas si rares. Comme la Bête de Benais qui, selon les archives, fit plus de 200 victimes; le loup de Saint-Front, ainsi que des bêtes qui firent trembler les enfants jusqu’à récemment, telles que celles du Cézallier ou des Vosges en 1977!

Avec un peu de chance, le visiteur peut rencontrer le président de l’association, Bernard Soulier, ou d’autres passionnés de l’association qui mettent à mal les idées reçues et détaillent les histoires de ces terribles animaux qui font, encore aujourd’hui, la Une des journaux. Ne raconte-t-on pas, qu’en ce moment même, un mystérieux félin aurait élu domicile dans le Gévaudan?

Source : Le Progrès
Photo : Marion Battie