Pierrounet

mai 192013
 

« Aubrac est décidément à la mode. On n’y vient de partout ; on n’y viendrait bien davantage si le logement n’y faisait défaut ».

Écrite il y a déjà un siècle (18 août 1901), cette phrase nous renvoie à notre propre époque. Aujourd’hui, l’Aubrac est à la mode. Resté à l’écart du progrès et si proche de la nature, le vaste plateau dénudé incarne le monde que nous avons perdu, monde ingénue et pudique, fier et discret, oublié des hommes. Ici l’on aime à chercher la sagesse, vaine quête de l’esprit humain luttant contre son propre et sombre destin.

L’image de l’Aubrac, celle qui est véhiculée par la carte postale, la peinture et la photographie surtout, est un reflet de ce mythe : paysages immenses et purs, horizons illimités, cieux immuables et changeants. L’homme est peu présent dans cette représentation, si ce n’est l’autochtone au regard ironique qui contemple un monde nouveau dont il ne fait pas partie. L’homme, c’est encore le buronnier (le dernier, bien sûr) qui a conservé le souvenir des gestes anciens.

L’image du photographe, il y a un siècle, c’est d’abord celle d’une société rurale pleine de vie. S’il fixe parfois sur la pellicule un paysage ou un buron, l’on sent que l’homme n’est pas absent du paysage, même si l’on ne peut l’apercevoir, et qui occupe une place importante. Ces vieilles cartes postales jaunies par le temps nous offrent un témoignage sur une époque qui fut probablement la plus riche de vie en Aubrac. Au-delà du regard du photographe, l’on peut aussi voir le regard des hommes de l’Aubrac sur leur propre pays.

Un merveilleux voyages au travers de cartes postales d’époque.

Titre :
Mémoire d’Aubrac (Deuxième édition 2002)

Auteurs :
Etienne Andrieu et Claude petit.

Environ 19€

memoire_d_aubrac

 

avr 132013
 

1765-un-an-a-tuer_001

L’association Clapvidéo sort le deuxième volet de son film sur la bête du Gévaudan, intitulé « 1765, un an à tuer ». Une œuvre qui met en valeur le département.

Il s’est fait attendre pendant un an, mais enfin, le film « 1765, un an a tuer » est terminé et prêt à être diffusé. Une suite à l’histoire de la bête du Gévaudan lancée en 2012 avec un premier volet « 1764, un an à tuer », diffusé à travers la Lozère.

Et si Jean Soulet, le réalisateur, explique avoir voulu mettre en place le contexte et les personnages dans le premier volet, cette fois-ci, la place est définitivement laissée à l’action. « On retrouve l’histoire de l’exploit de la mère Jouve, en Margeride, cette femme qui parvient à sauver son enfant de la bête », explique Jean Soulet. Peu de scènes de transition, les images s’enchaînent pendant 40 minutes sans laisser une seconde d’ennui au spectateur. Un petit exploit, quand on sait que le tournage s’est effectué en seulement… neuf jours ! Les décors sont authentiques, on y retrouve le tribunal de Marvejols, les châteaux de Saint Alban et Fournels et sur les communes de Fontans, Serverette, Saint-Denis en Margeride et Saint Alban sur Limagnole avec le souci permanent de mettre en valeur le patrimoine naturel et historique.

Dans ce cadre, une soixantaine de personnes ont permis la réalisation du film. On n’y retrouve les membres de l’association Clapvidéo, à l’origine du film, est un mélange hétéroclite de professionnels et d’amateurs. Des acteurs en herbe (les accros de la Scène) et des acteurs chevronnés (théâtre du Hangar et Granit) étaient entourés pour la mise en scène par deux professionnels.

« Les gens viennent sur le tournage pour passer une bonne semaine », rappelle Jean Soulet. La partie la plus longue étant finalement le montage du film. De son côté, le réalisateur espère que l’œuvre suscitera le débat. Il sait que la bête a fait l’objet de nombreux films. « La bête du Gévaudan était une histoire qui me trottait dans la tête depuis un moment. Mais ce sujet, soit on le déteste, soit on l’aime et il existe plusieurs versions, plusieurs croyances. Ce film propose différentes pistes. J’ai utilisé des documents d’archives afin de donner une vraie version, mais j’espère que ces pistes susciteront le débat. »

Parmi les hypothèses évoquées, on retrouve dans le film le procès d’un meneur de loup, accusé d’être le propriétaire de bêtes ayant tué. « Dans cette idée de loups dressés par les hommes, on peut se demander si finalement, la bête du Gévaudan ne serait pas un loup dressé à attaquer… ».

Les projections du film seront d’ailleurs suivies de débats afin que chacun puisse exprimer son opinion. En attendant, le film a été présenté à l’association Clapvidéo. Rendez-vous donc pour les projections sur les hauts plateaux à partir du 31 mai à Saint Alban, puis au Ciné-théâtre de Saint Chély en juillet, au Malzieu, Fournels, Serverette, et Mende du printemps à l’automne.

L‘association est déjà repartie sur un nouveau projet de tournage au mois de juillet avec toujours cette envie de mettre en valeur le département à travers les images que les lots et rien sauront reconnaître.

Source : La Lozère Nouvelle

avr 122013
 

Arrivée du nouveau numéro (416) de Lou Païs du premier trimestre 2013.

Au sommaire :

  • Vie économique, sociale et culturelle
  • Lengo nostro
  • Cahier central
  • Lengo nostro (suite)
  • Le coin du poète
  • De vous à nous.
  • Lou Païs junior.
  • Beaux livres

Je vous rappelle l’adresse postale de Lou Païs :
14, Résidence Les Prés Hauts

Route de la Margeride
48130 Aumont-Aubrac

Cliquez sur les images pour les agrandir.

mar 232013
 

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Programme du Festival Celte 2013 !!

 

Jeudi 8 août à Grèzes

Toute la journée :
Animations dans le village : expositions de photos anciennes à la mairie, exposition de dentelle et de costumes traditionnels auvergnats, promenade en calèche dans le village, sculpture de la Tour de la Clauze sur bois par Jean-Pierre COoniasse, fabrication de pains au four à l’ancienne par Luc Cubizolles, jeux celtes…

10 heures
Randonnée aller-retour d’environ 1h30
12 heures
Casse-croûte

A partir de 14 heures
Trois randonnées en différé de 7, 9 et 11 km
19 heures
Inauguration et ouverture officielle du Festival

19 h 30
Vin d’honneur offert par la mairie

20 heures
Repas « La Musette Grézienne »
A partir de 21 heures
Concerts gratuits

  • Gerry Carter
  • Il’éa
  • Le conteur Tortequesne

 

Vendredi 9 août à Saugues

Toute la journée :
Des animations et un marché celte se tiendront dans le bourg de Saugues. Journée rythmée aux sons des groupes Les Pierres Noires, Barkley Corn en concert off (gratuit) et du Bagad de Rhuys.

10 heures
Passage du Bagad de Rhuys
10 h 30 à 12 h 15
Concert de Barkley Corn
17 heures
Concert des Pierres Noires
18 h 30
Passage du Bagad de Rhuys
21 heures
Concert payants au Marché Couvert de Saugues (ouverture des portes dès 20 heures)

  • Manau
  • Celkilt
  • Bagad de Rhuys en intermède

 

Samedi 10 août à Saugues

Toute la journée :
Des animations et un marché celte se tiendront dans le bourg de Saugues. Journée rythmée aux sons des groupes Les Pierres Noires, Barkley Corn en concert off (gratuit) et du Bagad de Rhuys.

10 heures
Passage du Bagad de Rhuys
10 h 30 à 12 h 15
Concert des Pierres Noires
17 heures
Concert de Barkley Corn
18 h 30
Grande parade avec le Bagad de Rhuys
21 heures
Concert payants au Marché Couvert de Saugues (ouverture des portes dès 20 heures)

  • Avalon Celtic Dance
  • The Moorings
  • Bagad de Rhuys en intermède

Plus d’informations sur le site officiel : http://www.festivalengevaudan.com/

mar 172013
 

logo_gevaudanA Mende, comme chaque soir, Eugène, le cantonnier, fait sa ronde au cimetière. Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’il trouve la tombe des Lefort, des notables de la région, descellée et le couple, mort depuis quelques années, en train de se quereller comme des chiffonniers entre les tombes !
Saisi d’effroi, Eugène s’évanouit. Le récit du cantonnier émeut la ville et la police, mais pas les enfants Lefort qui le font passer pour fou. Une enquête est ouverte et, quelques jours plus tard, alors qu’un loup a été aperçu aux abords du cimetière, Eugène est retrouvé égorgé.
Muriel Lacan, une parapsychologue de Toulouse, est appelée sur les lieux et se fait aider dans son enquête par son complice de toujours, Michel Fabre, agent de la PJ.
La mort d’Eugène va faire ressurgir de vieilles histoires de vengeance familiale, et propulser sur le devant de la scène le docteur Merlieux. Figure locale très appréciée de la gent féminine, il est psychiatre et psychanalyste mais les sciences occultes n’ont aucun secret pour lui…
Au fil du temps, le mystère s’épaissit. Muriel et Michel auront bien du mal à résister aux forces du mal qui semblent se déchaîner dans la région.

L’action se déroule en 2002 et les références à la Lozère sont omniprésentes telles que le « vent des fous » qui vient du Chastel Nouvelle.

Jacques MAZEAU : La vengeance du loup.

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mar 072013
 

La région de Villefort possède encore  de nombreuses châtaigneraies. Depuis l’antiquité, les propriétés particulières du tanin étaient  connues pour le traitement des peaux et des cuirs. C’est à partir d’écorces de chênes et de châtaigniers que le tannage végétal des peaux était réalisé. Lorsqu’en 1890 la maladie de « l’encre » décima les châtaigniers, un grand nombre furent abattus et dirigés vers cette usine de Ponteils. Après broyage dans « les moulins à tan », l’extraction des extraits peut alors se faire avec de l’eau.
C’est cette « liqueur » et indique qui était directement utilisé pour le traitement par trempage des peaux. Au début du XXe siècle, le chrome remplaça les tanins et les usines d’extraits tanniques fermèrent petit à petit.

villefort - usine - taninv2

La carte postale est presque la seule mémoire de cette activité cévenole.

La maladie de l’encre est une maladie très grave du châtaignier (et du chêne) provoquée par des micro-organismes filamenteux autrefois classés parmi les champignons. La maladie est apparue en France en 1860. Elle est nommée ainsi à cause des suintements de liquide noirâtre sur la base du tronc.

Jean Marie Cazagne (La Lozère Nouvelle du 22 février 2013)

mar 012013
 

Notre cher ami Phil Barnson nous revient avec une création bien étrange…

Il nous raconte une histoire de bête féroce, de complot… avec des .. Légos !!
Mmmmmhh, ça me rappelle quelque chose… mais quoi ?? Faut que j’y réfléchisse…
En attendant, ne vous privez pas de ce prologue qu’il nous offre :

Et le lendemain, Phil nous offre la suite :

En fait, le plus simple c’est de vous donner le lien vers toutes ses productions sur Youtube.
Vous pourrez comme cela vous abonner à son flux.

fév 172013
 

Marie Sophie de Lamartine
1802-1863

Le 2 juillet 1827, Marie Sophie de Lamartine, soeur cadette du grand poète épousait à Mâcon le comte Édouard de Ligonnès.
Par ce biais, elle entrait dans l’histoire de la Lozère.
Il semble bien que ce mariage se fit par l’entremise du compte Adam de Morangiès, descendant d’une longue lignée Gévaudanaise qui avait des attaches à Igè, près de Mâcon.

Le couple, installé à Mende, à proximité du palais de justice, eut cinq enfants : quatre filles et un garçon.

Ils connurent des destins différents, Marie-Caroline et Marie-Hélène entrèrent dans les ordres ; Mathilde et Marie-Amélie fondèrent une famille.

Quant au dernier, Charles, il se révéla un ecclésiastique distingué : supérieur du grand séminaire  de Mende puis évêque de Rodez et de Vabres.

« Sensible et douce » si l’on en croit son frère Alphonse, Sophie de Lamartine fut une mère très aimée de ses enfants ainsi que de son mari Édouard de Ligonnès pour qui « tous les éléments de son caractère étaient des vertus ».

Elle avait un talent indéniable, possédant un beau coup de crayon. Il suffit de consulter nombre de dessins conservés aux archives départementales de la Lozère.

Ayant tout juste dépassé la soixantaine, Sophie de Lamartine meurt le 6 août 1863 à Mende, victime d’une fluxion de poitrine.
Elle repose dans le tombeau familial des Ligonnès, au cimetière Saint Gervais.

Jean-Paul Mazot
Source : La Lozère Nouvelle du 15 février 2013

marie sophie de ligonnesPhoto : P. Landru

 

entree cimetiere saint gervais mande

 

jan 302013
 

Marguerite Sirvins
1890 – 1957

Née en Lozère, dans une famille paysanne du hameau de Badaroux prés de la Canourgue en France, Marguerite Sir, de son vrai nom Marguerite Sirvins manifeste à l’âge de 41 ans des troubles schizophréniques qui entraînent son admission définitive à l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban sur Limagnoles. Marguerite Sir commence à dessiner treize ans plus tard, en 1944.

Elle réalise des aquarelles et des broderies. Pour ces dernières, elle utilise comme support des morceaux de chiffons et mêle à des soies de couleur des fils de laine qu’elle obtient en effilochant des chiffons récupérés au rebut. Elle travaille sans modèle ni esquisse préalable. En proie à des hallucinations et à des délires toujours plus fréquents, elle cesse ses activités artistiques en 1955, son état hallucinatoire s’étand dangereusement aggravé.

La créatrice produit toutefois un dernier ouvrage qui constitue son œuvre majeure : souhaitant avec ardeur connaître un jour le mariage, elle se met à confectionner une robe de mariée destinée à un jour de noces imaginaires. Ce vêtement, qu’elle ne portera jamais, est créé selon la technique du point de crochet, avec des aiguilles à coudre et du fil tiré dans des morceaux de draps usagés.

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