Pierre-Jean

Mai 042019
 

Le Gévaudan. A ce nom, beaucoup ressentent immédiatement un long frisson dans leur dos.

On pense immédiatement à la bête. La Bête du Gévaudan, ce monstre sanguinaire dont toutes les chroniques européennes parlèrent au 18ème siècle. C’est sur ses traces que je vous propose de me suivre en Lozère où plusieurs experts nous racontent cette terrible histoire dans un décor naturel fabuleux entre Margeride et Aubrac.

La suite de l’article complet sur le site www.dedans-dehors.com

Et la vidéo sur YouTube :

 

Avr 072019
 

C’est en débarrassant une maison que des descendants d’un évêque du 18e s. ont trouvé plusieurs ouvrages anciens appartenant à leur aïeul. L’un d’eux était le cahier de mathématiques d’un jeune habitant de la Margeride qui, à l’âge de 12 ans, a combattu la Bête du Gévaudan et ainsi sauvé ses camarades.

Jacques Portefaix est né le 8 novembre 1753 au Villeret de Chanaleilles. Ses parents Pierre Portefaix et Madeleine Missonnier eurent 10 enfants, seuls Madeleine, Antoinette, Matthieu et Jacques, l’aîné, survécurent. A l’âge de 12 ans, le 12 janvier 1765, il fit preuve d’un grand courage à La Coustasseyre en Margeride, en livrant un combat acharné contre la Bête du Gévaudan pour défendre ses petits camarades bergers.

Dès lors, sa renommée dépassa largement les limites du Gévaudan et c’est ainsi que cet acte de bravoure parvint même aux oreilles du Roi. Ce dernier alloua à Jacques une pension annuelle de 300 livres pour financer ses études. C’est au Pensionnat des Frères des Ecoles Chrétiennes à Montpellier qu’il effectua celles-ci.

Plusieurs semaines de restauration

Le livre de mathématiques de Jacques Portefaix, qui a été donné à l’association MACBET (Musée d’activité culturelle de la Bête), est précédé de quelques pages de dédicace à l’attention de Monseigneur de l’Averdy, Contrôleur Général des Finances de Louis XV qui payait sur ordre du Roi les études de Jacques.

Ce cahier avait subi les outrages des ans et des aléas dus aux endroits où il était déposé. L’association MACBET et sa nouvelle présidente Laurence Vidal ont donc entrepris de faire procéder aux travaux indispensables pour une bonne conservation et laisser ainsi aux générations futures la possibilité de le voir exposé au Musée Fantastique de la Bête du Gévaudan à Saugues. A souligner que ce Musée fêtera en juillet 2019 son 20° anniversaire. Depuis sa création, en 1989, MACBET était présidée par Jean Richard, le « spécialiste de l’histoire de la Bête ». Ce sont les archives départementales de la Haute-Loire qui se sont chargé des travaux qui ont duré plusieurs semaines. C’est Laurent Cartal, agent technique principal, qui, page après page, a rendu à cet ouvrage un seconde jeunesse.

C’est donc en ce jeudi 25 avril 2019 que le cahier de Jacques Portefaix retrouvera sa place dans l’entrée du Musée, non sans faire un crochet par les locaux de Zoomdici.fr au Puy-en-Velay pour quelques photos avant d’être placé sous verre (pour le protéger des ultra-violets). L’occasion de marquer la réouverture pour la nouvelle saison. De quoi fêter en beauté le 20ème anniversaire du musée de la Bête.

Source : zoomdici.fr

Jan 052019
 
logo_maison_bete_auvers

La Gazette de la Bête édition décembre 2018 est en ligne !!!

Toujours 37 pages de nouvelles, d’informations, de dessins, d’avis… qui vous feront passer un agréable moment.

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Toutes les éditions précédentes de la Gazette y sont disponibles si vous avez osé vous couper du monde à ce point !!!  😯

Le sommaire toujours aussi fourni :

Déc 242018
 

Je vous souhaite à tous une très bonne soirée ainsi qu’une bonne journée pour demain.

Que vous soyez bien entouré et que la paix, la joie et l’amour règnent 😉

 

Août 102018
 

Pourquoi la signature de Jean Chastel n’apparaît pas sur le rapport rédigé le lendemain de la mort de la Bête du Gévaudan ? L’un des spécialistes, Guy Crouzet, s’est penché sur cette absence.

Grand spécialiste de la Bête du Gévaudan qui le passionne depuis 1981, et auteur de cinq ouvrages sur le sujet, Guy Crouzet consulte avec la même curiosité qu’au premier jour les archives, les documents d’époque…

Sa connaissance du « dossier » dans ses moindres détails l’amène à remarquer que « peu d’auteurs semblent s’être souciés du fait que le fameux rapport Marin, rédigé le lendemain de la mort de la Bête, c’est-à-dire le 20 juin 1767, ne comporte pas la signature de Jean Chastel », dont le coup de fusil magistral, la veille, cloua définitivement au sol l’animal, mettant un terme à plusieurs années de terreur.

L’homme sait écrire

« Il n’est visiblement pas là, le héros du Gévaudan, à Besques, où officie le notaire Marin, invité par le conte d’Apcher et son fils, en présence de 28 témoins venus des envions et ayant eu affaire avec l’animal », relève Guy Crouzet. Pourtant, « l’homme sait écrire, poursuit-il. Sa signature aurait authentifié et valorisé, autant que celle du notaire, et pour les siècles à venir, son exploit et justifié sa gloire ».

Pourquoi cette absence ? Guy Crouzet s’interroge, émet plusieurs hypothèses. Pour lui, deux paraissent plausibles, l’interpellent : Jean Chastel n’était pas invité ou alors il l’était mais « il a décliné l’offre ».

En puisant dans les écrits de l’époque, Guy Crouzet trouve des éléments de réponse dans « le certificat établi par le maire de Saint-Julien-des-Chazes, Plantin, le 4 décembre 1888, lors de l’acquisition du fusil pour le compte de l’abbé Pourcher, qui en fait état dans son célèbre livre de 1889 ». Extrait : «… Lorsque le seigneur d’Apcher… apprit que l’artisan Jean-Chastel avait tué la bête (sans l’ombre d’un doute le jour même de la chasse, le 19 juin 1767), il le fit appeler et il glissa la pièce afin qu’il le laissa se glorifier de l’honneur de l’avoir tuée ; mais l’affaire ne put se passer en secret et, dévoilée, elle échoua car il était trop notoire que Jean Chastel l’avait tué lui-même. D’après la tradition la plus avérée, c’est alors que Monsieur le marquis lui acheta son fusil, que le défunt père Duffaud (le vendeur local) acquit directement à la déchéance de ce seigneur (le fusil avait dû être confisqué comme le reste au début de la Révolution, puis revendu aux enchères par un commissaire du peuple) ».

Sur cette première hypothèse, Guy Crouzet conclut : « soit que le marquis d’Apcher ayant tenté de soudoyer Chastel, celui-ci a pu en être vexé et refuser d’assister à l’autopsie de la bête ; soit que vexé lui-même du refus de Chastel de se laisser glisser la pièce, le marquis ne l’ait pas invité. Difficile d’arbitrer ». Et d’ajouter : « d’autant plus que Chastel pourra récupérer la carcasse (plutôt mal embaumée) pour la promener de village en village et faire la quête. Elle sera ensuite conduite à Versailles par un domestique du marquis, accompagné selon Pourcher par Chastel, afin d’être montrée au Roi, qui aurait été offusqué par la puanteur et la présentation bien tardive… »

« Dans cette histoire assez embrouillée quelques indices à ne pas négliger »

Une idée taraude malgré tout l’esprit de Guy Crouzet. « Et si l’absence de Chastel à l’autopsie de la bête avait une tout autre explication ? Si ce cher Marin, notaire de son état à Langeac, mais aussi, à l’époque, subdélégué temporaire de l’Intendant d’Auvergne, avait reçu l’ordre d’ignorer tout fait d’arme cynégétique d’un nommé Chastel ? D’ordre du Roi ou de la Cour. L’un comme l’autre se souvenant sans doute de l’incident du bourbier près du mont Chauvet le 16 août 1765 au cours duquel Chastel avait mis en joue deux gardes d’Antoine le porte-arquebuse de Louis XV : véritable affront fait à sa majesté ! Un Antoine devenu d’ailleurs, après sa destruction du fameux loup des Chazes le 21 septembre 1765, le vainqueur officiel de la bête du Gévaudan ! Chastel n’était plus qu’un importun, un imposteur même, un mal appris, à mettre au placard ! Il aurait d’ailleurs pu le payer bien plus cher ».

Guy Crouzet note que dans cette « histoire assez embrouillée surnagent tout de même quelques indices à ne pas négliger ».

Jean-Luc Chabaud

Source : leveil.fr