Archive pour août 2011
Les secrets du site d’Apcher
L’activité est retombée sur le site du château d’Apcher en cette deuxième quinzaine d’août. La douzième campagne de fouilles archéologiques s’est achevée avec le départ des archéologues et des fouilleurs et la fermeture du chantier. Comme les années précédentes (depuis l’an 2000), en moyenne une douzaine de fouilleurs œuvrent sous la direction d’Isabelle Rémy. Archéologue à Inrap (Institut national de la recherche archéologique préventive), elle en est détachée chaque année pour superviser les travaux sur le château dans le cadre de fouilles programmées, contrôlées par la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), ses rapports annuels ou pluriannuels permettant les autorisations postérieures.
En douze ans, le site est passé d’un contexte d’éboulis envahis par l’herbe et les arbustes à un château certes détruit mais où apparaissent murailles, pièces et bâtiments divers interprétés par l’archéologue grâce aux architectures différentes selon les époques. Tessons de poterie, tommettes, verres, ossements d’animaux, objets de la vie courante comme dés à jouer, aiguilles, dés à coudre, boucles de ceinture, pièces, carreaux d’arbalète, pointe de hallebarde, éperon, planchers et carrelages, tous ces objets sont collectés, classés et répertoriés, puis sont étudiés par des spécialistes qui les reconstituent et les interprètent de manière rigoureuse et scientifique. Cela permet de dater l’occupation et la construction du site.
C’est ainsi que l’on retrouve la vie quotidienne des constructeurs et des occupants du château au cours des siècles. Les fouilles sont effectuées par progression verticale, couche par couche, et ce jusqu’au substrat naturel : terre ou roche. On recule ainsi dans le temps au fur et à mesure que l’on descend. Une fois la campagne achevée, le chantier est interdit au public car les murs sont fragiles et dangereux, les sols ne sont pas stabilisés. Les fouilleurs n’aiment pas que l’on piétine leur travail qui s’avère précis, long et fastidieux. Ce sont en majorité des jeunes du secteur, étudiants, pour certains en histoire, histoire de l’art, architecture ou archéologie, qui reviennent chaque année.
Certains visiteurs ne comprennent pas la complexité de leur travail et n’hésitent pas à franchir les limites, détruisant au passage quelques vestiges, en tombant une pierre, soulevant une bâche, récoltant une tommette qui sera abandonnée sur le perron de chez eux, et parfois se retrouvant en train de visiter la pelouse du riverain ! Les voisins ont l’œil afin d’éviter ces abus. Il y a quelques jours, un fouilleur au détecteur de métaux – objet interdit en France sans autorisation précise – a été intercepté sur le site, le piochon prêt à l’emploi ! La campagne 2011 a permis de dégager les derniers espaces au nord des bâtiments près de la chapelle, ce qui a obligé à détourner le chemin par l’arrière de celle-ci. Le puits situé dans la cour intérieure a été fouillé par un spécialiste, et, comme on s’y attendait, a livré des objets (seaux en bois, chaîne, écuelles…) tombés au fond de ses 14 mètres, taillés en grande partie dans la roche dure (leucogranite). Après douze années de travaux, le corps du château est pratiquement dégagé sauf dans sa partie ouest correspondant à l’entrée, et qui s’avère complexe. Ce sera probablement le but de la prochaine campagne.
Une référence Avec la chapelle restaurée, le donjon également et aménagé pour permettre un accès jusqu’à son sommet, le château des fiers barons d’Apcher sera à moyen terme le site de référence dans le département. Il est déjà un haut lieu touristique. Le président de l’association de ses amis Jean-Noël Brugeron a répondu à un appel à projets européen et son dossier a été retenu ; la mise en valeur du site va donc se poursuivre. Car fouiller, dégager des ruines, comprendre l’histoire du château est une chose, mais il est indispensable de consolider les maçonneries dégagées, de les protéger contre l’action des intempéries et de sécuriser l’ensemble.
Les sols des différentes pièces et salles devront être reconstitués après le travail des fouilleurs afin qu’une ouverture au public puisse être acceptée. L’accès jusqu’à la porte d’entrée du donjon est en cours d’étude. Il est envisagé d’aménager la partie nord du site, acquise il y a quelques années, d’où l’on a une magnifique vue sur la Margeride (un hangar agricole doit être détruit), de paver la rue au pied de la tour, de mettre en place un éclairage de l’ensemble, d’acquérir un bâtiment – anciennes écuries du château appuyées sur le mur d’enceinte ouest -, ce qui permettrait d’assurer enfin un accueil du public, de créer une salle d’exposition et de remanier sa façade pour dégager la vue du mur-clocher de la chapelle. D’autres idées pourraient se concrétiser à plus long terme comme des animations et spectacles dans un décor roman et médiéval…
Le château principal des barons d’Apcher est implanté à partir du XIe siècle sur un promontoire occupé depuis fort longtemps. L’étymologie du nom en atteste, Apchier est un nom gaulois composé de “ap” : endroit fortifié, et “chier”, chaos rocheux. On ne sait comment de petits seigneurs locaux en arrivèrent à de telles possessions. La baronnie d’Apcher occupait le nord du comté du Gévaudan. Ces puissants barons contrôlaient un territoire de plusieurs dizaine de km2, allant de la rivière Bès jusqu’à la Truyère, de la Rimeize jusqu’aux sommets de la Margeride. Longtemps, ils ont été propriétaires de la moitié de la terre de Randon.
Voici le fusil qui tua la Bête du Gévaudan !
Le fusil de Jean Chastel était suspendu depuis près de 250 ans, il a été décroché de son clou, pour une visite d’un jour au Malzieu-Ville, en exposition jeudi 4 août à l’occasion des journées de la Bête.
Son premier propriétaire, devint célèbre un certain 19 juin 1767, on aura compris, grâce à son coup de feu fatidique face à la terrible Bête, celle dite du Gévaudan car il n’y en a pas d’autre de telle renommée dans nos contrées.
L’ustensile qui la tua là-haut sur les sommets de la Margeride, a été présenté par Guy Crouzet historien de la Bête. Ce dernier est fort connu pour ses écrits sérieux et documentés sur le fléau du XVIIIe siècle dont les deux derniers : La grande peur du Gévaudan et son complément d’enquête : Bêtes en Gévaudan.
Sa présentation du fusil est également très argumentée : initialement à silex puis transformé à pistons, canon de trois pièces, plaque au nom de Jean Chastel, inscriptions gravées, et observations diverses. Son parcours au cours du temps est connu grâce aux écrits de l’abbé Pourcher premier historien de la Bête. Le marquis Jean-Joseph d’Apchier, seigneur local du château de Besque, près de Charraix achète l’arme à Jean Chastel non sans avoir essayé de se glorifier d’avoir tué l’animal en le soudoyant.
À la Révolution, il émigre à Barcelone, un certain Pierre Duffaud de Vereuges commune de Saint-Julien des Chazes l’achète aux environs de 1791. Son petit-fils, François, le vend à un intermédiaire pour le compte de… l’abbé Pourcher en décembre 1888 qui le conserve jusqu’à sa mort.
Sa nièce, Marie, en hérite et le cède en 1929 à un descendant de François Antoine porte arquebuse du roi Louis XV (qui vint en Gévaudan pour chasser la Bête mais ne tua qu’un grand loup qu’il présenta au souverain à Versailles).
L’arme est toujours propriété de la famille. « C’est un grand privilège d’avoir pu obtenir une telle pièce », comme l’a souligné Jean-Noël Brugeron le maire du Malzieu-ville.
Vous pouvez voir d’autres photos de ce célèbre fusil dans la galerie du site
Pyrénées-Orientales Le loup est de retour, les peurs ancestrales aussi
Il peuple depuis la nuit des temps l’imaginaire enfantin et populaire. Craint, fantasmé, protégé, le loup revient sur le devant de la scène. Pas vraiment porté aux nues, puisqu’il serait à l’origine d’attaques sur des ovins. Récemment, une bête a péri sous les crocs d’un animal carnivore dans les Pyrénées, sur le massif du Carlit. La direction départementale du territoire des P-O n’a pas encore rendu ses conclusions. Rien ne permet d’affirmer que le loup est responsable.
Depuis le début de l’année toutefois, 583 attaques dans dix départements, lui sont imputables. La plupart des dommages se sont produits dans les Alpes-Maritimes, le Var et les Alpes- de-Haute-Provence. Et ont jeté le feu aux poudres. La perte pour les éleveurs est conséquente.
Leurs inquiétudes compréhensibles face à une situation économique guère réjouissante.
Certains politiques ont pris des positions sans équivoque, tel Jean-Louis Bianco, président PS du conseil général des Alpes- de-Haute-Provence, en déclarant que le loup n’était plus « une espèce en voie de disparition. Ce sont les bergers et les troupeaux qui sont en voie de disparition ». Jean Auclair, député UMP de la Creuse, a confié qu’il n’hésiterait pas à prendre sa « carabine pour procéder à la régularisation qui s’impose ».
Si bien que Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie, a pris le problème au sérieux, rencontré les éleveurs touchés, et proposé la pratique plus souple des tirs de défense à l’année dans les zones sensibles. Un comité national Loup avait été envisagé à la fin août par la ministre, or sa tenue n’est pas confirmée pour l’heure.
« Le loup paie le tribut des images véhiculées, notamment par la religion : l’agneau, c’est le bien ; lui, le mal. L’ours jouit d’une réputation plus lisse alors qu’il n’est pourtant pas commode », confie Alain Bataille, agent technique de l’office national de la chasse et de la faune sauvage, animateur du réseau loup pyrénéen. « Le chien errant s’en prend aussi au troupeau. C’est un tueur, son impact est plus lourd, moins répétitif. Le loup, lui, est plus ponctuel dans son attaque mais peut la réitérer. »
Lors des constats de dommages sur troupeau, prélèvement de poils, d’excrément et examen de morsures sont appliqués. Quand la responsabilité du loup n’est pas écartée, l’éleveur est indemnisé. Selon les chiffres du ministère de l’Écologie, en 2009, le montant des dégâts imputables à l’animal s’est élevé à 1 M€.
Saint-Chély-d’Apcher a traversé les âges sans prendre une ride
Toute ville ou bourgade a son histoire. La période des vacances d’été est une excellente opportunité pour ressortir les vieux livres et documents, témoins, d’un passé dont chaque habitant est fier.
À Saint-Chély-d’Apcher, l’équipe de l’office de tourisme a eu l’ingénieuse idée d’organiser des visites guidées à l’intention des vacanciers mais aussi des Lozériens qui ne connaissent pas tous l’histoire de leur cité. Ainsi, sous la conduite de Serge Boudon, un féru en la matière, tous les jeudis et samedis, les visiteurs sont transportés à travers plusieurs époques du XIIe au XXI e siècle. L’évolution et les changements sont époustouflants !
Le départ se fait à l’office de tourisme, pour aller à la maison Bonnet, la mairie, ancienne maison de Théophile Roussel, et où l’on découvre ce qu’a été sa vie, la place du Foirail et son célèbre clocher avec une visite de la tour. Puis une descente dans le quartier du château, la place du Marché, le bas de la ville avec l’école Sainte-Marie, l’ancien couvent des Cordeliers, la rue du Vieux-Moulin jusqu’au béal et enfin, le parking du Péchaud.
Une visite guidée riche en faits et événements, qui dure environ une heure et demie et qui permet de découvrir les trésors cachés de la ville tout en s’imprégnant de son histoire.
Pour tout renseignement, contacter par téléphone l’office de tourisme de Saint-Chély- d’Apcher au 04 66 31 03 67.
Source : Midi Libre
Jean-Marc Moriceau : « Le mystère de la Bête passionne toujours »
Jean-Marc Moriceau, professeur d’histoire, participait hier au colloque sur la Bête du Gévaudan à Mende.
Pourquoi participez-vous à ce colloque à Mende ?
J’ai été invité à intervenir car la Société des lettres, sciences et arts de la Lozère voulait des spécialistes d’horizons différents, amateurs et professionnels, aux théories éloignées, qui puissent se confronter.
Vous avez travaillé sur l’histoire du loup en France et vous avez votre propre explication…
Il y a eu plusieurs Bêtes en France, bien qu’elles ne soient pas toutes aussi connues que celle du Gévaudan. Elle est plus récente que la Bête de Gâtinais ou d’Évreux mais ce n’est qu’une parmi d’autres.
Pourquoi alors a-t-on davantage parlé de la Bête du Gévaudan que des autres ?
À l’époque, c’était un objet de curiosité, d’intérêt. La presse s’est fait le relais de ses attaques et a amplifié leur côté fantastique. Cela a eu un grand retentissement. Il y a aussi un contexte de sortie de guerre. On trouvait dans cette affaire un exutoire.
D’après vous, était-ce vraiment une Bête ?
Mes recherches m’ont mené à la conclusion qu’il y a eu trois ou quatre loups anthropophages et isolés, qui ont attaqué à la même période. Il arrivait aux loups de confondre les bergers avec le bétail qu’ils gardaient. Cela n’a rien d’exceptionnel. La fréquence des attaques si. On l’a appelée “Bête” car les populations ne pouvaient pas concevoir qu’un animal aussi sauvage ne soit qu’un loup.
Comment expliquer que l’on continue de l’étudier encore aujourd’hui ?
C’est un paradoxe : c’est la Bête qu’on connaît le mieux mais sur laquelle il y a le plus d’interprétations, de théories fantastiques ou même farfelues. Nous n’avons pas toutes les explications donc le mystère passionne. La Bête du Gévaudan intéressera toujours.
Source : Midi Libre
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Brocante à Aumont-Aubrac

Une brocante aura lieu à Aumont-Aubrac le dimanche 21 août 2011.
Elle est organisée par le Comité des Fêtes Aumonais.
Renseignement et inscriptions :
Office du tourisme : 04 66 42 88 70
Christian Grolier : 06 86 52 57 47 ou 04 66 42 81 10
Colloque sur la Bête du Gévaudan à Mende

Mardi 9 août 2011, à la salle Urbain V à Mende, organisé par la Société des lettres et arts de la Lozère, se tiendra un grand colloque sur la Bête du Gévaudan.
Cliquez sur l’image pour lire l’article par dans la Lozère Nouvelle du 5 août 2011.

Vous pouvez trouver ci dessous, le dossier de presse de l’évènement en format .pdf
Dossier de presse du colloque sur la Bête du Gévaudan à Mende en Août 2011






